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Toulouse

Toulouse, la cité gasconne

Claude Nougaro« O mon Païs, O Toulouse », qui mieux que Claude Nougaro avec sa chanson éponyme pour décrire l’atmosphère et le patrimoine de la ville rose. Cet hymne à la cité gasconne est un véritable chant d’amour. Les paroles de la chanson résonnent entre les murs du capitole et figurent sur une plaque apposée sur les quais de la Garonne. 

La ville a un sacré tempérament comme les rugbymen du stade toulousain. Si la violette, symbolise dans le langage des fleurs la modestie et la timidité, elle est pour la fière et altière ville de Toulouse son emblème. Sa fragrance, à nul autre pareil, ose toutes les compositions : parfums, élixirs, bonbon, glace…

Avec ses universités, ses industries de pointe, liées à l’aéronautique, la capitale de l’Occitanie offre un visage dynamique et l’image d’une cité, classée au premier rang des villes françaises où il fait bon vivre, 4ème ville française avec 458.298 habitants. 

Labellisée Ville d’art et d’histoire, elle possède le record de France du nombre d’hôtels particuliers du XVIe s (grâce au commerce du Pastel qui va faire la richesse de nombreux marchands) et il est fort agréable de prendre le temps de flâner dans les ruelles anciennes de son centre historique et de découvrir les façades de brique rouge de ces somptueux édifices. 

On s’y déplace aisément grâce à ses deux lignes de métro et ses deux lignes de tramway. La Garonne est un peu l’âme de la ville. Le développement de Toulouse lui doit beaucoup. 

Le long du canal du midi, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et des berges de la Garonne, il est agréable de flâner. Ville touristique, Toulouse est située non loin des pistes de ski des Pyrénées, de la côte Atlantique et de la Méditerranée

Toulouse

Quelques lieux incontournables 

La place du Capitole

C’est une place vivante où les Toulousains aiment se retrouver à une terrasse de café, fêter de grands événements ou tout simplement y flâner sur ses deux hectares. 

Au centre de l’esplanade, une immense croix occitane en bronze est l’œuvre de l’artiste Raymond Moretti (1931-2005). 

La place abrite le Capitole, monument de brique rose et de pierre blanche, siège de la municipalité depuis 1190 ; ses membres les capitouls y siégèrent jusqu’en 1789. Sa façade actuelle, longue de 130 m est ornée de huit colonnes de marbre rose, symbolisant les 8 capitouls de la ville, et de statues. Sa cour intérieure arbore une statue du roi Henri IV, la seule sculptée de son vivant. Une plaque indique que c’est aussi à cet endroit, en 1632, que fut décapité le duc de Montmorency qui s’était révolté contre Richelieu. 

L’aile sud de l’édifice abrite le théâtre-opéra, haut lieu de l’art lyrique. L’intérieur de l’hôtel de Ville se visite, notamment la grande salle des illustres mesurant plus de 70 m de long, classée monument historique depuis 1994 ou sont exposées les bustes des Toulousains célèbres : Caffarelli, Rivals, Pinel, Riquet… 

A proximité, Le square Charles de Gaulle accueille le donjon du Capitole, en brique rouge, ancienne tour des archives municipales. Le donjon fut restauré par Viollet-le-Duc au début du XIXème siècle qui lui restitua ses tourelles et lui donna son apparence de beffroi flamand. Non loin du capitole, le musée du vieux Toulouse, évoque l’histoire de la cité à travers des collections de peintures, sculptures et des documents d’époque. 

Place du Capitole

La Basilique Saint-Sernin, chef d’œuvre de l’art roman

Bâtie à partir XIe siècle, sur le lieu du premier évêque martyr de Toulouse, C’est la plus grande église romane et la mieux conservée. Elle a connu, sur plusieurs siècles, des restaurations successives, notamment celle de Viollet-le-Duc. Elle alterne pierre et brique, créant une harmonie parfaite. 

Saint-SerninSon clocher octogonal s’élève à 65 m. Etape majeure sur les chemins de Saint Jacques, elle reçoit de nombreux pèlerins. Plusieurs portails donnent accès à la basilique : la porte Miègeville au tympan roman, et aussi la porte des Comtes aux nombreuses sculptures. L’édifice se caractérise par ses 5 nefs typiques d’une église de pèlerinage. Elle est Longue de 115 m et d’une hauteur de 21m sous voûte. 

A proximité, le musée Saint Raymond, installé dans un bâtiment du XVIe est consacré à l’art et à l’archéologie de l’Antiquité. A proximité, la rue du Taur, est l’une des plus agréables de la ville. 

L’église Notre-Dame-du-Taur dispose d’un clocher-mur haut de 40 m. A deux pas de la rue du Taur, la chapelle des Carmélites, de style gothique est l’unique vestige du couvent édifiée au XVIIe. Sa nef de 30 m de long est divisée en 4 travées avec une abside à pans coupés. De nombreux tableaux, s’inspirant de Michel Ange, que l’on doit aux peintres toulousains, Pierre Rivals et Jean-Baptiste Despax, recouvrent la voute et les murs.

Le couvent des jacobins, un trésor d’architecture

C’est l’un des joyaux patrimoniaux de la ville : avec une église et un cloître. Il fut construit entre 1230 et 1350 pour les dominicains, un ordre, mendiant et prêcheur, qui s’installe à Toulouse pour combatte le catharisme. L’église a connu des campagnes successives de restauration. 

Chef d’œuvre de l’art gothique languedocien, son style extérieur est massif et dépouillé, et l’intérieur laisse place à un volume immense et une architecture plus élégante, avec 7 colonnes hautes de 28 mètres composant des « palmiers » de pierre. L’autel abrite les reliques du Saint dominicain Thomas d’Aquin (1225-1274), théologien et philosophe. 

La grande majorité des vitraux ne sont pas d’origine, ils datent de 1955. Le cloître et son jardin constituent un véritable havre de paix au cœur de la ville. On peut déambuler et admirer les colonnades aux chapiteaux ornées de sujets floraux ou animaliers. L’été s’y déroulent des concerts et à l’automne, le festival Piano aux jacobins dans la salle capitulaire. Du cloître, on peut admirer le clocher haut de 45m. Le réfectoire accueille des expositions temporaires. A quelques pas de là, la chapelle Saint-Antonin présente des peintures a tempera (à base d’œuf) du XIVe.

Cloitre des Jacobins

L’hôtel de Bernuy, l’âge d’or toulousain

C’est l’un des plus beaux hôtels particuliers Renaissance de Toulouse. Il appartenait à Jean de Bernuy commerçant espagnol qui fit fortune grâce au pastel et devint capitoul en 1532. La demeure est organisée autour de deux cours intérieures. Le bâtiment abrite aujourd’hui le collège et le lycée Pierre de Fermat. 

Le centre historique

La rue Alsace Lorraine est le domaine des piétons et des vélos. Cette rue commerçante est très animée. Elle traverse la ville du Nord au Sud, c’est l’une des plus grades percées de type haussmannien. 

Perpendiculaire, la rue de Metz est tout aussi dédiée au shopping. A proximité, le Musée des Augustins, abritait autrefois un ensemble conventuel qui accueillait les ermites de saint Augustin au XIVe et XVe S. Devenu musée en 1793, il recèle aujourd’hui de collections de peintures et sculptures allant du Moyen-âge au XIXe s. Son cloître est un joyau de l’art gothique. 

Hotel AssezatLe quartier de la Bourse, avec sa place éponyme, abrite de nombreux hôtels particuliers nés avec le commerce du pastel : Hôtel Delfau, Hôtel de Boysson, siège aujourd’hui de la maison de l’Occitanie, Hôtel Jean-Etienne d’Olmières et l’Hôtel d’Assézat, qui accueille la fondation Bemberg, créée par le mécène Georges Bember, milliardaire argentin, rassemblant de nombreuses toiles de maître, du XVIe au XIXe : Canaletto, Pissarro, Modigliani, Bonnard, Matisse…

Le quartier Arnaud Bernard, est resté un quartier populaire. Il abrita pendant des décennies un marché de plein air puis une halle couverte. Des concerts sont régulièrement donnés sur la place qui a été réhabilitée dans les années 1990. Rue Gramat, des artistes grapheurs ont réalisé une fresque murale. A quelques minutes du quartier, le jardin de Compans-Caffarelli offre sur une dizaine d’hectares un jardin zen agrémenté de variétés botaniques du Japon. 



Le bon plan d'Auriane : Notre Blogueuse s'est baladée dans les rues de Toulouse. Balade pratique, totalement à pied, elle vous livre tous ses secrets, ses lieux incontournables et ses bonnes astuces pour ne rien louper ! Lire l'article d'Auriane.



Le long de la Garonne

Il est agréable de se balader le long des berges de la Garonne, à travers la ville.

Rive droite

Saint-Pierre-des-CuisinesLa nouvelle place Saint-Pierre, réaménagée en 2016, offre une vaste esplanade où piétons, cyclistes, joggeurs aiment profiter de l’espace. Le pont Saint Pierre qui enjambe la Garonne est une copie du Pont Alexandre III à Paris

Les quais de la rive droite constituent une agréable idée de sortie et permettent d’admirer les belles façades du XVIIIe S. Au fil de la balade, on découvre l’église Saint Pierre-des-cuisines qui fut tout d’abord une basilique funéraire au IVe S, puis remaniée au fil des siècles pour être transformée aujourd’hui en un auditorium. Un peu plus haut, l’église Saint Pierre des Chartreux se remarque avec son imposant dôme d’ardoises et son lanternon surmonté d’une statue de Saint Jean Baptiste

Canal du MidiLe Bazacle tient son nom du Gué qui permettait autrefois de franchir La Garonne. C’est là que les premiers moulins se construisirent. C’est aujourd’hui, une station hydroélectrique, en partie ouverte au public. Juste avant, débute le canal de Brienne qui fait la jonction entre le canal du Midi et la Garonne. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, au même titre que le Canal du midi, il est bordé de platanes centenaires et possède deux ouvrages remarquables : l'écluse Saint-Pierre et le port de l'Embouchure décoré d'un bas-relief en marbre de Carrare. 

En poursuivant, en direction de la ville, on arrive sur la place de la Daurade, pleine de charme, prisée des toulousains et visiteurs. Le quai de la Daurade permet de rejoindre le Pont Neuf, dont la construction a duré 100 ans. La basilique Notre-dame de la Daurade, doit son nom à la première basilique ornée de mosaïques dorées. Elle doit sa notoriété à la vierge noire dont on prête un pouvoir sur les femmes enceintes. 

Le quai de Tounis, construit pour contrer les caprices du fleuve, est bordé d’immeubles cossus. L’église Notre dame de la Dalbade, située dans le quartier des Carmes, est ainsi appelée à cause de l’enduit blanc à la chaux qui recouvrait l’édifice. Ravagée par un incendie en 1442, elle fut reconstruite à la fin du XVe siècle. Son clocher fut longtemps le plus haut de la ville avec ses 91 mètres et s'écroula brutalement en 1926. L'église attire le regard par son tympan de céramique, unique à Toulouse, illustré en 1878 par Gaston Virebent qui s’est inspiré du Couronnement de la Vierge de Fra Angelico

Rive gauche

Galerie du Château d'EauOn retrouve sur la rive gauche de la Garonne, le quartier Saint Cyprien. C’était la partie de la ville la plus exposée aux crues, aux destructions, la plus pauvre aussi. Aujourd’hui, le quartier populaire a pris sa revanche, il est très animé et très convoité. 

Il accueille plusieurs structures culturelles : Le château d’eau, célèbre galerie photographique ; le Musée d’histoire de la médecine, et le Musée des instruments de médecine dans l’enceinte de l’hôtel Dieu et le Musée d’art moderne et contemporain les Abattoirs. Au son sein, dans le sous sol on peut admirer, six mois de l’année, le gigantesque rideau de scène réalisé par Picasso pour la pièce de Romain Rolland, Le quatorze juillet, et représentant la dépouille du minotaure en habit d’Arlequin. On peut aussi découvrir des œuvres de Dubuffet, Duchamp, Cesar, Brassaï, Combas

Le jardin Raymond-VI, jardin contemporain jouxtant le musée, offre une vue plongeante sur le fleuve. La Prairie des filtres, parc paysager, autrefois île marécageuse, est devenu le poumon vert de la ville. 

Au sud du centre-ville, Quartier des Carmes et Saint Etienne

Les Carmes est un quartier animé et un lieu de shopping. Sur sa place éponyme qui abrite aujourd’hui un parking étaient installés au XII un couvent, détruit au XIXe et bien plus tard une halle de style Baltard détruite en 1963. 

Après la place Esquirol, où des vestiges romains de l’ancienne Tolosa ont été mis à jour, à l’occasion de la construction du métro, on pénètre dans le Toulouse populaire du Moyen-âge, avec ses boutiques d’artisans, devenues aujourd’hui habitations, mais dont le nom des rues rappellent ce passé. 

La place du Parlement accueille la maison Seilhan du nom du fondateur de l’ordre des dominicains en 1217. Cet ordre religieux y réside encore. 

A quelques pas de là, la rue de la Fonderie abrite le musée Georges Baccrabère, on y découvre notamment une partie du rempart gallo-romain du bas Empire, des sculptures et des éléments funéraires. Le quartier Saint Etienne est le quartier des antiquaires, on peut y admirer de très beaux hôtels particuliers de la Renaissance. 

La cathédrale Saint Etienne a été édifiée au XIIe siècle. L’édifice religieux réunit deux styles gothiques : le gothique méridional, massif et puissant, et le gothique septentrional, élancé et lumineux. C’est ici, qu’est enterré Pierre-Paul Riquet, célèbre concepteur du canal du Midi. Rue de la Pleau est installé le musée Paul Dupuy abritant des collections d’arts graphiques et décoratifs.

St Etienne

Sur le Canal du Midi

Les berges ombragées du canal du midi sont un lieu de balade idéal, à parcourir à pied ou à vélo. C’est Pierre-Paul Riquet (1604-1680) qui eut l’idée de creuser un canal de jonction entre la l’Atlantique et la Méditerranée et réussit à imposer ce projet auprès de Louis XIV. 

En 1681, après 15 ans de travaux titanesques, les 240 km du Canal du Midi sont inaugurés, ils relient Toulouse (du port de l’embouchure) à l’étang de Thau, près de Sète. Depuis 1996, le canal du Midi est inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l’Unesco. Il est très fréquenté par les amateurs de croisières fluviales

Une ville jardin

Toulouse dispose, en plein centre-ville de 160 squares, parcs et jardins, de centaines d’espaces verts offrant des lieux de détente, véritables havres de paix. Jardin des plantes, jardin du Boulingrin, jardin royal, parc de Sesquières s’étendant sur 117 hectares autour d’un vaste plan d’eau et d’une base de loisirs, parc de Pech-David, zone verte de 270 hectares avec chemin champêtres, forêt et base de loisirs. 

Square Boulingrin

Salles de spectacles, Cité de l’espace, musée de l’aéronautique…

Activités et sorties culturelles ne manquent pas dans la ville rose. Toulouse est dotée d’un réseau de salles de spectacles : Théâtre-opéra du Capitole, temple historique de l’art lyrique ; Théâtre national du Toulouse, la Cave Poésie, salle mythique, Théâtre Garonne

La Cité de l’espace est sans conteste le site le plus visité de Toulouse avec ses 2500 m² d’expositions, ses jardins sur 5 hectares, son cinéma IMAX 3D sur écran géant, son planétarium, ses simulateurs, son Terr@dome, son pôle météo, son labyrinthe des galaxies ou sa coupole de l’astronome… partir à la découverte de l’espace et des merveilles de l’Univers n’a jamais été aussi facile. 

De novembre 2016 à mai 2017, Thomas Pesquet, l’astronaute français de l’Agence Spatiale Européenne, a effectué sa première mission de 6 mois à bord d’ISS, un événement qu’il a fait partager depuis la Cité de l’espace. 

Ouvert depuis fin 2014, le musée de l’aéronautique Aeroscopia présente une collection exceptionnelle de trésors de l’aviation. On n’oubliera pas non plus le musée Clément-Ader, à Muret, du nom du père de l’aviation, qui rend hommage aux pionniers, ou encore le Musée Cap Al Campestre, musée d’art et de traditions populaires, fondée par des passionnés retraçant la vie des campagnes et de la ville de 1900 à 1960, dans des décors reconstitués. 

A 18 kilomètres de Toulouse, le zoo African Safari, propose une plongée au cœur de l’Afrique où vivent de nombreux animaux dans un parc bien ombragé. 

Enfin nous n’oublierons pas ce qui fait aussi la fierté de Toulouse : le rugby, car nous sommes ici en terre d’ovalie. Le Stade toulousain fait partie à part entière des « monuments de la ville ».